Les serviteurs du prince Kaldrass


 
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 Errements de la pensée

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MessageSujet: Errements de la pensée   Errements de la pensée Icon_minitimeMer 20 Déc - 14:25

Je ne sais plus depuis quand je me pose ces questions…. Il me semble impossible d’y mettre un commencement. S’il devait en avoir un, ça serait peut-être le jour ou j’ai entendu une rumeur à la taverne d’Alidhan.
Ce jour là je dégustais mon plat préféré : croissant au camembert et Calva. Je ne prêtais qu’une oreille aux discussions alentour. Un Exilé rentra dans la taverne et rapporta une rumeur:
"Il paraîtrait que les Cartellois recherchent Zelandra. Ils l'ont perdu"
En entendant cela, tout le monde partit d’un bon rire et nos plaisanteries habituelles sur les Cartellois fusèrent.

C’est à ce moment précis qu’un éclair traversa ma tête.
« Bon sang…. Et Kaldrass… Voilà bien longtemps que je ne l’avais vu ! »
A vrai dire je n’avais jamais eu l’honneur de le rencontrer. Cette question me resta dans la tête toute la journée.
Le lendemain, après de longues réflexions, je me décidai à chercher Kaldrass. Après tout, je n’étais certes qu’un jeune guerrier, mais je sentais l’expérience monter en moi, j’avais parcouru entièrement les forêts à l’Est de Fuisserage, les Puissants Aigles de Feu m’avaient récemment accueilli dans leur guilde, j’avais approché sans néanmoins les atteindre les terres ennemies ; j’avais donc le droit à une entrevue avec le Prince.
Nos plus vaillants guerriers Têtard, Bridou, Apo et les autres étaient au combat, mon Baron était occupé, j’essayais donc de glaner des informations auprès des Exilés à Fuisserage. Aucun ne sut me répondre, aucun ne sut me dire où se trouvait le Prince Kaldrass.

Je commençais à douter, voilà huit ans que l’Exil avait commencé et toujours rien, pas d’avancées significatives sur le front… J’avais appris également que plusieurs de nos meilleurs hommes avaient rejoints les troupes adverses….. Nos forces se réduisaient donc, la flamme des premières années s’éteignait, et Kaldrass était absent…. Que se passait-il?
Je me mis à avoir peur, peur qu’il soit arrivé quelque chose à notre Prince, peur que notre lutte ne mène à rien, peur de voir tous ces morts pour rien.
Je ruminai ces pensées pendant plusieurs jours, et toujours pas de nouvelles de Kaldrass, toujours rien, personne ne savait me dire où il était. Pendant mes réflexions, réfugié dans mon antre de la foret de Stannyland, j’entrevoyais plusieurs issues qui ne me réjouissaient guère… Néanmoins j’étais un pragmatique et je préférais l’action aux idéaux.
Une première solution était de réellement mener un assaut de front contre les royalistes qui semblaient affaiblis, mais jamais les Cartellois ne nous laisseraient faire.
Une autre solution serait de proposer une sorte de monarchie constitutionnelle aux Cartellois avec une double Tête : un Roy : Kaldrass et un parlement. Mais trop d’entre nous, dont je faisais parti, haïssaient les Cartellois.
Enfin nous pourrions créer un royaume indépendant : le royaume de Fuisserage avec à sa tête Kaldrass et maintenir nos ennemis hors de portée. Au moins nous serions rois quelque part.

Cependant aucune de ses solutions ne me parut acceptable. Je me souvins alors qu’un ami m’avait parlé d’un puissant Exilé du nom de Melgath, qui avait un grand savoir des choses de la politique. A défaut de chercher mon Prince je partis à la recherche de ce baron qui saurait peut être rallumer ma flamme de révolte.
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MessageSujet: Re: Errements de la pensée   Errements de la pensée Icon_minitimeJeu 28 Déc - 4:57

Le bureau se trouvait plongé dans l'obscurité, de faibles rayons de lumière parvenants à percer entre les rideaux et à dévoiler l'épaisse poussière qui régnait dans l'air. Melgath était assis derrière son pupitre, la tête entre ses deux mains. Il était alors plongé dans ses pensées, en train d'essayer de régler les problèmes qui venaient s'ajouter à sa liste de priorités, qui semblait interminable.

Un jeune garde entra dans le bureau, sans cogner, et s'avança vers le baron. Il semblait impudent et ne connaissait pas le respect...

Monsieur, un homme désire vous rencontrer. Il s'agit d'un homme qui habite Fuisserage et il semble perdu un peu. On renvoit cet homme d'où il vient?

Melgath se leva et regarda l'homme de la tête aux pieds, d'un profond mépris. Il s'approcha de cette jeune recrue et, malgré son apparance d'homme affaibli par le temps et les tourments, il lui assena un violent coup de poing dans le ventre. Le jeune garde se plia immédiatement en deux, laissant échapper un cri de douleur étouffé...

Tiens toi droit!!! Pauvre idiot... Tu aurais pû frapper avant d'entrer, non en fait, tu aurais dû. Si je t'entends parler encore une fois d'un exilé, que ce soit fondé ou non, je te vire. Maintenant sors et laisses entrer cet homme qui est venu me voir. Tout de suite!

Le garde sortit sur le champs, au pas de course et laissa la porte ouverte derrière lui. La tête d'un homme apparue, puis sa silhouette, dans l'ambrasure de la porte.

Vous vouliez me voir, n'est-ce pas? C'est à quel sujet mon brave?

Melgath lui fît signe d'entrer et de s'asseoir, tout en se déplacant à nouveau derrière son bureau où il s'installa confortablement sur sa chaise.
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MessageSujet: Re: Errements de la pensée   Errements de la pensée Icon_minitimeMar 2 Jan - 14:20

Trouver les bureaux de Melgath et de sa guilde fut assez aisé. Toutefois je pressentais qu’il serait compliqué de rencontrer directement Melgath. Il était réputé pour être l’un de nos plus vaillants guerriers, et on disait que son travail pour la garde de Kaldrass l’accaparait tellement qu’il manquait même de temps pour s’entraîner. Foutue administration, elle allait tous nous perdre…

Devant les bureaux de Melgath se tenait un garde. J’étais arrivé au bon endroit il ne fallait pas hésiter.

Bonjour ! Je souhaite rencontrer Le Baron de la Garde de Kaldras, dis-je d’un ton clair et sans appel.
Hum… Bougez pas, répondit nonchalamment la garde en me toisant de la tête aux pieds. Il est vrai que mes vêtements étaient fortement usagés et que mes tenues tribales choquaient souvent à première vue.

Sans frapper, le garde pénétra dans le bureau.

Je penchai ma tête à travers l’embrasure de la porte. Je vis un puissant guerrier, qui n’était autre que Melgath, rosser la garde qui m’avait accueilli. Ma première impression fut l’angoisse devant un tel homme. L’étonnement devant la pile de dossiers sur le bureau fut ma seconde.

Vous vouliez me voir, n'est-ce pas? C'est à quel sujet mon brave? dit la voix puissante du baron.
Euh oui, répondis-je. Devant l’imposante prestance du Baron, je perdais tous mes moyens. Pourquoi étais-je là déjà ? Ah Oui, Kaldrass c’est ça, où était-il ? et l’avenir des Exilés, la lutte, nos victoires, nos défaites … Tout se mélangeait dans ma tête.

En fait, il s’agit euh… des Exilés, euh… de notre Prince euh…comment dire…

Je perçus dans le regard de Melgath un peu d’agacement. Allons Aresh ! Tu avais combattu des champignons géants, des terribles grenouilles aveugles, survécut à un assaut de Zarfek, tu pouvais quand même t’exprimer distinctement. Après une brève concentration, et une longue inspiration, je m’adressai à Melgath :
Sachez tout d’abord, Frère d’Exil, que je suis honoré de rencontrer un de nos plus puissants guerriers. J’espère un jour pouvoir me battre à vos côtés pour la gloire de Kaldrass. Sachez que je partage pleinement vos valeurs et vos convictions. C’est l’avenir de notre Clan qui m’amène ici. Si mes questions vous semblent futiles dites le moi, mais si je me permets de vous déranger c’est qu’elles me paraissent importantes. Je repris mon souffle. Melgath ne dit mot. J’interprétais son silence comme une invitation à continuer.

Tout d’abord, j’aurais aimé savoir si vous aviez récemment vu notre Prince, Roy légitime, il y a bien longtemps que je ne l’ai pas vu. Ensuite… Disons que je crains que ma motivation et la flamme de la vengeance faiblissent après huit ans d’exil. Nous n’avons remporté aucune victoire majeure dernièrement. J’ai le sentiment que nous piétinons. Ne serait-il pas temps de changer de stratégie ? De créer notre propre royaume ici même ? Ou encore de proposer un pacte aux Cartellois, même si je les hais comme nous tous, pour renverser l’imposteur ?

Mon discours m’avait semblé clair. Confortablement assis Melgath avait écouté. Je me sentais un peu rassuré. J’attendais sa réponse.
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MessageSujet: Re: Errements de la pensée   Errements de la pensée Icon_minitimeJeu 4 Jan - 2:36

Melgath laissa le jeune homme s'exprimer, avec difficulté au début, et ne le dérangea pas jusqu'à la fin de ses questions. Ce jeune homme semblait bien articulé et semblait avoir la cause des exilés profondémment imprégnée en lui, ce qui n'était pas pour déplaire au baron.

Je suis heureux de voir un jeune homme dans les rangs des exilés qui a autant de coeur au ventre. Je dois dire que je suis normallement embêté de voir comment les gens de Fuisserage progressent... Ils semblent oublier qui ils sont et le respect d'autrui.

Disant cela, Melgath se leva de sa chaise et regarda dehors, par la fenêtre située derrière son bureau. La journée était mossade, les nuages cachaient le soleil qui tentait en vain de les perçer et une tempête semblait s'annoncée ce soir là. Il reprît son discours, son regard perdu ailleurs et la mélancolie visible sur ses traits...

Vos questions ne sont pas futiles Aresh, n'ayez crainte. Pour en revenir à vos questions... vous vouliez savoir si j'avais vu le Prince Kaldrass, c'est bien ça? Ma réponse vous étonnera peut-être, mais... je ne l'ai jamais vu de ma vie. Je n'étais que simple soldat avant et lors de l'exil je suis resté à Nedmor, puisque cette ville m'est chère.

Lorsqu'ils ont découvert que j'avais servi le Prince Kaldrass, j'ai dû fuir et je suis venu vous rejoindre ici, dans ces ruines grotesques... Il y a moins d'un an de ça. De plus, La Garde de Kaldrass n'est pas un ordre d'élite, nous ne sommes que de simples soldats. Il en va de soit, je ne suis pas assez important ni de confiance pour pouvoir rencontrer en personne le Prince Kaldrass.


Il baissa quelque peu la tête à cette dernière phrase, puis il vint se rasseoir sur sa chaise. Il toisa Aresh du regard, puis un sourire se dessina sur son visage pour s'effacer momentanémment.

Il faut bien connaître sa place dans ce monde, je ne suis qu'un laquais sans importance. Le seul ordre qui est en contact avec le Prince depuis le démantellement des Gardiens de Kaldrass, ce sont Les Espions de Kaldrass. Il s'agit de la dernière troupe d'élite en ces terres. Peut-être pourraient-ils répondre à vos questions...

J'ai longtemps pensé tout comme vous, Aresh, à l'endroit des cartellois. J'ai compris avec le temps que si les cartellois arrivaient à avoir le dessus, ce serait catastrophique pour les terres d'Alidhan. Tout ce qu'ils peuvent proposer, c'est de revenir en arrière et d'agir comme des bêtes... Je préfère le règne royaliste à celui du Cartel de Brumebois.

Et si vous croyez que nous ne sommes arrivés à rien jusqu'à maintenant, je vous prie de repenser à l'attaque des gobelins. Les choses ont mal tournées pour eux si vous vous rappellez. La guerre est longue et de nombreuses victimes tomberont encore. Il faut être patient et essayer de laisser de côté nos sentiments.


Son poing se serra et ses jointures devinrent blanches. Il ferma les yeux un instant, pour se ressaisir et éloigner ses pensées qui pouvaient le faire tomber à genoux d'un seul coup et il prît une profonde inspiration. Son poing se deserra, il rouvrît les yeux calmement puis il continua.

Ouvrez les yeux maintenant. Vous vous demandez si nous ne devrions pas laisser tomber cette guerre et bâtir notre propre royaume au beau milieu de ces ruines? C'est ce qui a été fait! Nous sommes maîtres en ces lieux infectes et désopilants! Et c'est pourquoi la guerre sera très longue, puisque les jeunes combattants se plaisent à vivre en ces lieux pourris et peu à peu ils deviennent aussi fourbes et sans honneur que ces saletés de cartellois! Les Exilés d'aujourd'hui ont bien des points en commun avec les rapaces, mais je crois que le terme exact serait 'charognards'...

À quoi bon combattre, pour de si viles langues de vipères! Des gens qui détroussent leurs propres frères d'armes, ça ne vaut pas la peine de les sauver. Ils n'ont plus le coeur à la bataille, ils ne veulent que vivre paisiblement, que dis-je... pathétiquement.

Même si le Prince m'ignore, il est important pour moi. Ce n'est pas un individu ni même un peuple que je me dois de protéger, ce sont mes idéaux. Et ça, c'est ce que le Prince Kaldrass est pour moi. Les jeunes personnes de Fuisserage s'en moquent éperdumment, mais dans mes termes, ce ne sont pas des Exilés. Ce ne sont que des habitants de Fuisserage. Je ne veux pas être accompagné au champs de bataille par des personnes aussi indignes et c'est pourquoi nous mourrons tous, mais honorablement.

Vous croyez toujours que le Prince vous a abandonné? Moi j'ai compris que ce n'est pas lui qui devait être là pour nous, mais plutôt nous pour lui. Vos réponses se trouvent peut-être au fond de vous et vous ne le savez même pas...
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